La télé au cœur de la course
Dans l’ombre du peloton, une autre course se joue : celle des images.
Depuis la régie installée près de la ligne d’arrivée, André Martres réalisateur de la retransmission télévisuelle, orchestre en direct l’un des dispositifs les plus impressionnants du Grand Prix de Fourmies.
Caméras embarquées, motos suiveuses, plans fixes, hélicoptères : chaque image doit arriver au bon moment, au bon angle, avec la bonne intensité. Dans l’oreillette, les instructions fusent : “Moto 2, restez sur l’échappée”, “Caméra fixe, préparez le virage”, “les hélicoptères survol les échappés et le peloton.
Une chorégraphie millimétrée, invisible pour le public… mais essentielle pour raconter la course.
La régie vit au rythme du peloton.
Quand une attaque se déclenche, les écrans s’illuminent, les doigts s’activent, les transitions s’enchaînent. André Martre doit anticiper, sentir la course, lire les mouvements comme un directeur sportif.
Son objectif : offrir aux téléspectateurs l’intensité du Grand Prix, comme s’ils étaient au bord de la route.
Grâce à ce travail de précision, la course rayonne bien au-delà de Fourmies. Les images diffusées chaque année sont saluées par les équipes, les coureurs et les passionnés de cyclisme.
Une prouesse technique qui fait partie intégrante de l’identité du Grand Prix.